Je travaille sur les parcours d’ascension sociale d’étudiants en journalisme en appréhendant ces trajectoires à travers l’analyse des réseaux personnels. Les écoles de journalisme les plus prestigieuses restent des espaces socialement et scolairement fermés : elles constituent un terrain d’observation privilégié des parcours d’ascension, dans un espace où le capital social est souvent présenté comme discriminant dans la poursuite de carrière. Ma thèse repose ainsi sur une double interrogation : quels effets l’ascension sociale produit-elle sur le réseau personnel de l’individu ? Et, réciproquement, comment ce réseau et ses transformations viennent-ils infléchir la trajectoire d’ascension elle-même ?
En appui sur ces travaux, je participe également à un programme de recherche consacré à l’« ouverture sociale et culturelle » du journalisme (intitulé JOUVERT). Ce programme m’amène à questionner le recrutement des bénéficiaires de La Chance, dispositif d’« ouverture sociale » au journalisme, qui constitue – avec les écoles de journalisme reconnues – l’un des terrains de ma thèse.
J’enseigne par ailleurs la méthodologie du questionnaire, les méthodes du travail universitaire, ainsi que différents paradigmes sociologiques, classiques comme contemporains, aux L1 et L2 de sociologie d’Aix-Marseille Université.
Résumé : Dans un contexte de fermeture sociale et scolaire de l’accès aux écoles de journalisme les plus prestigieuses, cette thèse interroge la trajectoire d’ascension sociale des bénéficiaires de La Chance et d’étudiants des écoles dites « reconnues », à travers l’analyse des transformations de leur réseau personnel au moyen d’un suivi longitudinal mobilisant analyse biographique et analyse des réseaux relationnels.
Résumé : À la croisée de la sociologie du journalisme, de la sociologie de la mobilité sociale et des sciences de l’information et de la communication, le projet JOUVERT analyse les effets des dispositifs de l’« ouverture sociale » sur les parcours de leurs bénéficiaires, ainsi que la construction de nouveaux profils de journalistes au sein du groupe professionnel.