Résumé
Comment relever les grands défis lancés par l’ONU ? Tel est le centre d’intérêt de nombreux acteurs- citoyens, scientifiques, politiques et entrepreneurs – de nos sociétés contemporaines. Ces grands défis, qualifies de wicked problems, se cristallisent a l’échelle des territoires et requièrent l’innovation publique et collaborative pour y faire face (Hartley et al., 2013). Ces wicked problems supposent des pratiques territoriales de cocréation afin d’accélérer les transitions écologiques, économiques et sociales (TEES). Or, la cocréation constitue un nouveau paradigme de l’action publique locale et un nouvel agenda de recherche en management public (Torfing et al., 2021). Cette recherche vise à investiguer les pratiques de cocréation dans le secteur agricole ou les enjeux de la TEES se posent avec acuité. Il s’agit d’étudier l’arrivée d’un nouvel acteur coopératif – les Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif (SCIC) – qui ont pour particularité de pouvoir associer toutes les parties prenantes au sein d’une entreprise privée d’intérêt général. Les SCIC, en tant qu’organisations hybrides (Battilana et Lee, 2014), semblent constituer des terreaux particulièrement fertiles pour porter des enjeux de transitions (Ajates Gonzales, 2017 ; Michaud et Audebrand, 2018 ; Suarez et al., 2022). Il s’agit d’étudier dans quelle mesure les SCIC peuvent constituer des espaces de cocréation de politiques publiques locales qui soient disruptives, vectrices de TEES, face au modèle dominant –destructeur, productiviste et socialement injuste – du secteur agricole.
Mots-clés : SCIC ; systèmes agri-alimentaires ; transitions socio-écologiques ; démocratie alimentaire ; relations coopératives – acteurs publics.
