Résumé
Le projet européen HelEx vise à adapter les cultures de tournesol au dérèglement climatique en transférant les propriétés de résilience d’espèces sauvages d’écotypes extrémophiles (Helianthus extremophilus) vers des variétés cultivées. Le programme s’appuie sur une démarche interdisciplinaire mêlant biologie moléculaire, robotique de terrain et économie.
Contexte et enjeux
Le changement climatique induit d’intenses sécheresses et des vagues de chaleur qui menacent directement la stabilité des rendements agricoles de tournesol en Europe, causant parfois des pertes de 20 % à 50 %. Les enjeux sont à la fois géopolitique (sécurité des approvisionnements en protéines et huiles) et écologique (protection de la biodiversité et des insectes pollinisateurs dépendants du nectar).
Objectifs
- Décrypter les mécanismes génétiques des espèces sauvages de tournesol résistantes aux stress hydriques extrêmes.
- Évaluer l’effet de la chaleur sur la fourniture des services écosystémiques, principalement la production de pollen et la sécrétion de nectar.
- Valider la viabilité socio-économique et l’impact organisationnel des nouvelles semences auprès des acteurs de la chaîne de valeur agricole.
Méthodologie
Le projet exploite des réseaux multi-omiques et des données génomiques pour isoler des haplotypes d’intérêt. Il déploie des plateformes expérimentales de phénotypage à haut débit à l’aide de drones et du robot terrestre autonome Phénomobile. Enfin, des analyses de terrain intègrent les parties prenantes socio-économiques pour co-concevoir des modes de transition et modéliser la rentabilité de la filière.
