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IMOTHEP – Thérapie génique et parcours de soins des hémophiles sévères

Impact sur le parcours de soins des patients hémophiles sévères d’une innovation organisationnelle et thérapeutique par thérapie génique

2025–2027

Porteur du projet :

Clémence Tabele, APHM & EA 3279, Laboratoire de Santé Publique

Coordination scientifique :

Yacine Dargaud (HCL); Hervé Chambost (APHM); Clémence Tabele; Pascal Auquier (APHM & EA 3279, Laboratoire de Santé Publique)

Équipe LEST impliquée :

Rôle du LEST dans le projet :

Contribution au work package « Management des organisations de santé », en partenariat avec Olivier Saulpic (ESCP Europe)

Académiques :

APHM; HCL; EA 3279 – Laboratoire de Santé Publique, ESCP Europe

Institutionnels :

Ministère de la Santé (programme PREPS)

Socio-économiques :

France Coag; Filière MHEMO

. Améliorer la préparation des établissements de santé à l’introduction de la thérapie génique
. Diffuser les connaissances pour favoriser la coopération entre professionnels de santé et l’information du patient
. Promouvoir l’égalité d’accès aux soins sur le territoire

Publication(s) liée(s) :

Résumé

Dans le domaine de l’hémophilie, la thérapie génique est une innovation potentiellement porteuse d’une nette amélioration des conditions de vie des patients. Il s’agit d’étudier l’impact organisationnel de l’introduction de cette innovation. Nous étudions l’impact sur l’activité des services hospitaliers, sur le parcours de soin du patient, sur la coopération entre professionnels de santé, etc. afin de mettre en évidence les freins et les moteurs de la diffusion de cette innovation.

En France, plus de 12 000 personnes sont atteintes par des hémophilies A (HA) et B (HB), maladies rares de coagulation dont au moins 2500 formes sévères. Dans les formes sévères, les saignements itératifs sont à l’origine de complications majeures (saignements mettant en jeu le pronostic vital, atteintes articulaires handicapantes, douleurs chroniques et conséquences psychologiques et sociales importantes), ce qui en fait un enjeu majeur de santé publique.

Contexte et enjeux

Le traitement de référence est la prophylaxie, reposant soit sur des concentrés de FVIII ou FIX, soit sur des médicaments mimétiques comme l’emicizumab. Malgré les avancées, la protection articulaire reste insuffisante et les coûts très élevés (150 000 à 300 000 € par patient et par an).

Les progrès récents en thérapie génique, notamment via des essais cliniques de phase 3 avec injection unique d’un transgène vectorisé par AAV, ouvrent des perspectives importantes. Toutefois, ils soulèvent des enjeux organisationnels majeurs liés à leur diffusion et à l’adaptation des parcours de soins.

Objectifs

Analyser l’impact organisationnel de l’introduction de la thérapie génique et identifier les freins et leviers de sa diffusion, notamment sur :

  • les organisations hospitalières
  • les parcours de soins
  • la coopération entre professionnels de santé

Méthodologie 

Réalisation d’entretiens semi-directifs avec les principaux acteurs de la filière de soin dans 3 CHU (Marseille, Brest et Lille) : cliniciens, pharmaciens de dispensation et de préparation, IDE de coordination, biologiste, patients. Des entretiens sont aussi réalisés avec des experts : responsable du centre de référence hémophilie, pharmacien de la filière MHEMO, DGOS, référents innovation de l’association française des hémophiles.