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Soutenance de thèse de Marguerite Coron

Marguerite Coron a soutenu sa thèse mardi 19 mai devant un jury composé de Justine Arnoud, rapporteure (Professeure à l’Université Paris-Est Créteil), Frédérique Chédotel, rapporteure (Professeure à l’Université d’Angers), Anthony Hussenot, président du jury (Professeur à l’Université Nice Côte d’Azur), Cathy Krohmer (Professeure AMU, LEST), Régis Meissonnier (IAE Montpellier), Eddie Soulier (Université de Technologie de Troyes) et Claude Paraponaris (Professeur émérite amU), son directeur de thèse.

 

À l’unanimité, le jury a qualifié ce travail doctoral de véritable thèse et le manuscrit de document de grande qualité.

Marguerite Coron a été félicitée pour la grande qualité de son travail, sa rigueur, sa pertinence et son audace. L’originalité du point de vue adopté a également été remarquée, centré sur le travail collectif et la technique, deux dimensions rarement placées au cœur des recherches en gestion. Ont aussi été mises en valeur la richesse du matériau empirique, la rigueur scientifique déployée et, plus largement, l’enthousiasme pour la recherche qui transparaît aussi bien à la lecture du manuscrit que lors de la soutenance.

Les qualités argumentatives et pédagogiques de Marguerite Coron, révélées lors de la soutenance, ont été saluées de manière appuyée par l’ensemble du jury. Les membres du jury ont également insisté sur le potentiel de publications académiques, aussi bien dans les domaines du management des équipes de travail et de la créativité, des théories des organisations, que dans le champ du management des systèmes d’information.


Cette recherche doctorale s’inscrit dans une impasse analytique : la difficulté à penser le travail collectif en contexte virtuel au-delà d’une lecture dichotomique entre présentiel et distanciel, menant à des résultats hétérogènes.

Pour y répondre, la recherche se consacre à la technique, dont la place demeure sous-estimée en sciences sociales, et mobilise un cadre à double entrée : sociotechnique, attentif aux inscriptions matérielles des prescriptions et aux marges d’appropriation, et sociomatériel, centré sur les pratiques comme agencement entre dimensions sociales et matérielles.
Les caractéristiques socio-contextuelles des équipes (diversité des compétences, répartition de l’autorité et stabilité temporelle) constituent un autre repère analytique.

L’enquête empirique est conduite à partir de situations de collaboration intensive, des hackathons, en présentiel et en contexte numérique, et donne lieu à un matériau empirique dense. Les résultats sont présentés selon deux volets interdépendants : « être ensemble » et « faire ensemble », permettant d’analyser à la fois l’émergence d’une équipe et la réalisation du travail collectif, en fonction des médiations techniques.

La discussion met en évidence des reconfigurations du travail collectif liées aux contraintes inscrites dans les outils, orientées par une « visée » organisationnelle, ainsi que des formes d’actualisation différenciées des caractéristiques des équipes et de l’interdépendance formelle.